Pink Seagull gagne la course Brest-St-Jean-de-Maurienne!!!Partie à la fraîche, cette étape fut dominée par cette jeune et brillante Bretonne déjà très connue dans le milieu des compétiteurs tous azimuts.
Elle survola la course, planant en silence mais avec efficacité au gré des vents, exploitant comme à son habitude le moindre des courants d'air.
Elle a parachevé sa victoire en déboulant dans la descente du Galibier à plus de 60 noeuds, avalant sans même s'en rendre compte le col du Télégraphe, pour finir les mains dans les poches acclamée comme il se doit par tous les marins locaux.
Son valeureux second, Coetmeleuc, n'a rien pu faire, après s'être un peu trop attardé à la buvette de Bourg-d'Oisans. Il se battit comme un beau diable dès le lac Chambon, puis dans le Lautaret. Mais il a rendu les armes dans la descente vers Valloire. Il est vrai qu'un empennage tous les 500m n'est pas chose aisée quand on s'entraîne dans la forêt de Brocéliande, lieu plus propice à la cueillette des champignons.
Loin derrière, on trouve Barbapoil, si on peut... qui connut bien la région. Il est passé sous la pluie chez son pote Passetoutgrain, a honoré la Mondeuse avant de se repentir de ses péchés en Chartreuse. Mais pêcher dans les vignes du Seigneur, est-ce vraiment faire un péché
En parlant de pêche on en vient tout naturellement à Marc (le président2), grand pêcheur derrière l'Eternel (derrière...quand on ne connaît pas trop... il vaut mieux prendre des précautions).
Nonobstant la pendule, il s'est adonné à son petit plaisir favori : titiller le gardon, ici, dans le lac de Paladru avant de se faire une friture dans celui d'Aiguebelette, à l'ombre de la Dent du Chat. On le voit sur la photo, prendre vigoureusement la route de la Grave. Une gravité qui va aller en s'accentuant sans cesse jusqu'au sommet du Galibier.
En 5ème position arrive G&J, l'aigle de Santander. Le bel hidalgo est paré de ses plus belles couleurs comme s'il se rendait à la corrida de Pamplune.
Ceux dont la télé ne parlera pas ...Parmi les compétiteurs qui n'arriveront jamais, il y a d'abord le longiligne Archéopteryx. Le malheureux a crevé en roulant sur un tesson de bouteille.
Comme quoi, on ne trouve que ce que l'on cherche. On le voit s'échiner à vouloir effectuer une réparation...improbable.
Pendant ce temps, la Cormorane multi embruantée pose pour le plus grand bonheur des journalistes qui ne sauront jamais ce qu'elle a fait de sa deuxième chaussette.
Babachocolat, loin des sueurs de l'effort, a choisi un parcours nettement plus poètique, privilégiant la nature pour y faire les plus belles photos.
Nous comprendrons aisément pourquoi la Fiarde ne verra jamais la Maurienne... Il a craqué (pas seulement sa roue) pour une jolie Bougnate aveyronnaise toute fleurie. J'vous dis, un sentimental le oh

Savoyard.
Comme d'habitude, nous gardons le meilleur pour la fin.
Dans son costume bien rouge qui exprime si bien sa générosité naturelle, le Pirate, Jardais d'occasion (comme sa deuche), a pris une direction plutôt inverse.
Il vagabonde, il vagabonde... dans le rouge, il aime le rouge .
Fidèle a sa couleur, il a même été aperçu entre autres dans le quartier rouge d'Amsterdam là où les maillots sont beaucoup plus discrets que celui de G&J.
Il se classera donc premier des Poireaux, c'est à dire : lanterne rouge.
En direct de Saint-Jean de Maurienne, par la gazette des Poireaux.